mer

11

aoû

2010

PARENTIS. PRIETO DE LA CAL

Cette première novillada de la feria de Sen Bertomiu a été ennuyeuse avec un lot de novillos de Prieto de la Cal de petit de format, décasté et faible malgré les 17 rencontres. Les trois officiants n’ont pas montré non plus un niveau très élevé.

 

Le premier jabonero sucio de la course, guère intéressé par le capote de Herrero, est court de charge dès son entrée en piste. Il s’emploie peu lors des trois rencontres mal réalisées avec le castoreño. Le jeune diestro compose une faena essentiellement droitière de facture moyenne, le cornu passant peu à bâbord, puis se décomposant vite. Une entière en se mouillant les doigts couche le cornu au premier envoi. Silence au torero et au cornu.

 

Son second opposant passe bien sur les deux bords à la cape, puis pousse convenablement lors de la première rencontre, casse la puya en deux lors de la deuxième et finit par s’éteindre à la dernière. Avec la flanelle, Herrero ne peut s’exprimer face à ce negro parfois distrait, parfois réfléchi et de peu de charge. Il s’y reprend à quatre fois avec l’épée, ajoutant un brelan de descabellos, pour occire le Prieto. Sifflets.

 

Luis Martin Nuñez conduit bien son adversaire vers le centre avec la cape mais le cornu ne montre pas d’envie lors des trois rencontres avec le groupe équestre. Le diestro débute au centre par des cambiadas puis poursuit à gauche toujours en mouvement et sur le passage. A tribord, il temple bien les passes mais reste distant face à un astado noblote voire soso. De retour al natural, le cornu se défend plus sur place par des hachazos. Il conclut par une entière delantera au troisième essai.

 

Le quatrième de la tarde est un negro qui s’engouffre bien au capote puis qui réduit sa charge. L’astado pousse plus ou moins sur les deux puyas. Luis Martin commence de nouveau au centre de la piste mais cette fois-ci en citant de face mais la suite du trasteo, composé de demi-passes, ne pèse pas sur l’animal. Il termine par quatre manoletinas enjolivées et une estocade entière en place qui lui donne le droit de faire un tour de piste après une pétition minoritaire et un avis.

 

En guise d’entrée, Esau Fernandez sert une larga afarolada de rodillas au troisième, un jabonero sucio de peu de cornes, puis une série de véroniques où l’animal réduit sa course. Le pensionnaire de La Ruiza va trois fois au cheval mais reste peu piqué. Au dernier tiers, le novillero, peu engagé et bruyant lors de ses cites, n’arrive pas à tirer grand chose de ce cornu décasté. Un brelan d’épées couche le quadrupède. Silence.

 

Le dernier de l’envoi, un jabonero mobile, est de nouveau réceptionné par une larga afarolada de rodillas et un chapelet de véroniques allurées. Le bicho reçoit trois picotazos, suit un peu les péons aux banderilles et poursuit le leurre sans grande envie lors du dernier tiers. Le garçon tire cependant quelques derechazos qui portent sur le public. La faena tardera à venir à gauche où le novillo, ayant moins de moteur, restera réservé. La demande du public, majoritaire (?), lui permet de couper le pavillon de la tarde.

 

Le Prix Jean-Pierre Fabaron (200 euros) pour le meilleur tercio de pique n’a pas été attribué.

 

O. B